
© W
RECHERCHER DANS LE SITE
À l'aide de mots clés, trouvez de nombreuses informations dans le présent site Internet du Parc...
Rechercher sur ce site
314 résultats trouvés avec une recherche vide
- Le Parc veille sur ses libellules et demoiselles rares
Le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne a une responsabilité forte dans la préservation de plusieurs espèces d’odonates, en particulier la Leucorrhine douteuse, la Cordulie arctique et l’Agrion à lunules. Après une phase d’étude, les premières actions de préservation sont réalisées. Le territoire accueille en effet une grande partie des stations Auvergnates pour la Leucorrhine douteuse et la Cordulie arctique. Ces deux espèces sont caractéristiques des milieux tourbeux d’altitude dans le Massif Central. Quant à l’Agrion à lunules, l’espèce, très rare en France, est présente uniquement dans le Massif central et la majorité des stations connues se localisent sur le territoire du Parc des Volcans. Cette espèce est typique des mares, étangs et tourbières de moyenne montagne. Ces trois espèces font partie des « espèces prioritaires » de la déclinaison Auvergnate du Plan National d’Action en faveur des Odonates, animé par le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne. La charte du Parc intègre l’engagement d’agir en faveur de la conservation des espèces remarquables de son territoire. Deux objectifs opérationnels soulignent cet engagement : améliorer et structurer la connaissance des espèces et des milieux naturels terrestre et aquatique développer une politique active en faveur des espèces à enjeux De 2013 à 2015, le Syndicat mixte du Parc a ainsi réalisé des inventaires et études spécifiques d’amélioration des connaissances sur ces espèces patrimoniales. Ils ont permis de construire une stratégie de préservation partagée avec le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne. Deux grands types d’actions ont été lancés en 2017 : la concertation et maîtrise foncière ou d’usage sur les stations les plus importantes pour ces espèces. Ce travail mené par le CEN Auvergne porte ses premiers fruits avec l’acquisition de parcelles sur des tourbières avec un fort enjeu écologique (par exemple : achat de 4 parcelles sur la tourbière des Vergnes des Ouls à Lanobre et achat de la tourbière de la Rodde à Condat). la réalisation de travaux, nécessitant une étude préalable de faisabilité. Ce travail a été mené par le Syndicat mixte et a abouti à proposer la réalisation de travaux sur quelques sites. Ces travaux (mise en défens de mares, rajeunissement d’anciennes fosses de tourbage…) ont été évalués etdimensionnés de manière à ne pas impacter le fonctionnement des milieux naturels fragiles concernés ni d’autres espèces rares. De la connaissance à la préservation, le Syndicat mixte du Parc a travaillé avec le CEN Auvergne à la préservation de ces espèces vivant entre eau et ciel, emblèmes du patrimoine naturel exceptionnel du territoire. Leur situation reste pourtant fragile et soumise à de multiples pressions (dégradation des zones humides, de la qualité de l’eau, changement climatique…) et rappelle que leur présence constitue un indicateur de la capacité à intégrer la préservation de la biodiversité des activités et de la gestion du territoire. L’opération « actions en faveur des odonates patrimoniaux sur le Parc des Volcans d’Auvergne » est cofinancée par l’Union Européenne dans le cadre du FEDER.
- Favoriser une forêt plus naturelle à Égliseneuve-d'Entraigues
Le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Auvergne et le Syndicat mixte du Parc ont engagé des travaux pour convertir une plantation artificielle d’épicéas en une forêt plus naturelle sur le bassin versant de la tourbière de Sougeat-la-Souze. A Égliseneuve-d’Entraigues (63), à proximité du lac Chauvet, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne et le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne possèdent ensemble un site de 34 hectares : la tourbière de Sougeat-la-Souze. La richesse écologique de cette tourbière lui a valu d’être intégrée au site Natura 2000 * « Artense » dont le Syndicat mixte du Parc est animateur, et d’être classée en Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope. Cette tourbière est nichée au cœur d’un bassin versant majoritairement boisé et est localisée en tête de bassin versant (les eaux sortant de la tourbière rejoignent la Rhue puis la Dordogne). Les boisements présents autour de la tourbière sont composés essentiellement d’épicéas, plantés par l’homme dans les années 60. Homogènes, ces plantations sont peu accueillantes pour la biodiversité. Au sein de ces peuplements artificiels, de rares hêtres et sapins sont présents, ainsi que quelques vallons humides issus de sources alimentant la tourbière. Des travaux ont ainsi été engagés sur les plantations d’épicéas afin d’enclencher une conversion de ces boisements artificiels vers le peuplement naturel qui devrait être présent : la hêtraie-sapinière. En s’appuyant sur les hêtres présents de manière dispersée et les zones humides, les travaux lancés privilégient une transformation progressive. Une approche en douceur qui permet le maintien d’un couvert forestier durant cette phase de transition vers la hêtraie-sapinière, afin de ne pas fragiliser ces milieux et sols sensibles. En pratique, les travaux ont lieu cet été 2017 (de juillet à septembre), sur une surface de 12 hectares. 5 zones distinctes ont été identifiées au sein de ces 12 ha en fonction du couvert forestier actuel et de la sensibilité des milieux. Sur chacune d’entre elles des travaux adaptés sont mis en œuvre afin de favoriser la régénération naturelle du hêtre et du sapin, tout en intégrant la sensibilité du milieu (notamment les milieux humides). Globalement, les hêtres et les sapins en place sont maintenus et favorisés. Les chandelles, arbres morts sur pied ou au sol et les rémanents sont laissés sur place. Les zones humides ne sont pas exploitées et sont matérialisées au préalable pour les préserver de l’impact du passage d’engins. Les secteurs forestiers les plus proches des zones humides et de la tourbière sont exploités par un bucheron. Les arbres sont ensuite évacués par câble pour éviter le tassement des sols dans ces secteurs et la modification des écoulements de l’eau. De plus, afin de préserver les sols, les travaux sont suspendus lorsque les conditions le nécessitent (pluies, orages, sols humides…). Ces travaux constituent une opération blanche pour le Conservatoire et le Syndicat mixte du Parc : les produits issus des coupes financent l’opération. Les débouchés identifiés pour les produits issus de l’exploitation sont la production de poteaux, de palettes… Une fois cette première phase de travaux terminée, des suivis naturalistes sont prévus tous les 3 à 5 ans, pour surveiller la dynamique de la végétation (relevé floristique) et l’apparition naturelle des hêtres et des sapins. Une opération également menée pour démontrer la faisabilité technique et financière de tels travaux de conversion sur des peuplements artificiels. Cette problématique constitue un enjeu fort sur le Parc. Natura 2000 ? C'est un réseau de site naturel situé en Europe et identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. L'objectif de la gestion de ces sites est de maintenir - voire de restaurer - dans un bon état de conservation, les espèces et les habitats d’intérêt communautaire en conciliant les usages socio-économiques avec cet objectif. Un arrêté Préfectoral de Protection de Biotope ? Les arrêtés préfectoraux de protection de biotope (lieux de vie essentiels à la survie de certaines espèces) ont pour objectif de prévenir, par des mesures réglementaires spécifiques de préservation de leurs biotopes, la disparition d’espèces protégées.
- Des cours d’eau "en bon état" écologique à Chastreix Sancy
Afin de connaître la qualité des milieux aquatiques de la Réserve naturelle Chastreix Sancy, le Syndicat mixte du Parc a commandé un inventaire des insectes de la réserve naturelle. La Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy dispose de plus de 70 km de cours d’eau en tête de bassin versant, dans un contexte de moyenne montagne, là où la Dordogne prend ses sources . C'est à l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE) que le Syndicat mixte du Parc a confié la réalisation d'un inventaire des insectes aquatiques de la réserve afin d'évaluer la qualité des milieux aquatiques. 30 journées de prospection ont permis de recenser 62 points de collecte de 3 ordres d’insectes (aquatiques, éphémères, plécoptères et trichoptères) qui présentent de fortes valeurs bioindicatrices, à la base de protocoles d’évaluation biologique de qualité des eaux et des milieux naturels. Les chiffres clés des résultats sur la biodiversité Plus de 1000 observations et plus de 4000 spécimens identifiés 134 espèces d’insectes aquatiques dont 15 éphémères, 36 plécoptères et 83 trichoptères 24 espèces patrimoniales (rares à très rares) 9 espèces endémiques du Massif central 7 nouvelles espèces pour le département du Puy-de-Dôme 1 nouvelle espèce pour la région Auvergne Et probablement 1 nouvelle espèce pour la France (à confirmer). Le saviez vous ? Drusus ferdes est un petit trichoptère, qui a été découvert et décrit uniquement en 2015, à partir d’individus trouvés dans la réserve naturelle voisine de Chaudefour. Cette nouvelle espèce pour le monde est spécifique au Massif central. Sur Chastreix-Sancy, elle est présente dans plusieurs ruisseaux et ruisselets, et parfois en abondance. Seuls les adultes sont identifiables, la larve n’a pas encore été décrite; elle est proche de celle en photo ci-contre. Des milieux aquatiques de bonne qualité Cette microfaune aquatique apparait riche et diversifiée. Typique des sources et des ruisseaux d’altitude de tête de bassin versant des moyennes montagnes, elle comporte des espèces des eaux froides très oxygénées. Celles, caractéristiques de milieux naturels non perturbés et non pollués, sont bien présentes et parfois en abondance. Ce bon état des peuplements d’insectes reflète un bon état des milieux aquatiques, malgré quelques détériorations ponctuelles. Des sondages menés légèrement à l’aval de la réserve naturelle montrent un changement de composition, avec des insectes aquatiques différents. Ce constat positif a été prouvé par la forte et rapide colonisation des insectes aquatiques sur un ruisseau restauré récemment et qui était dégradé après 50 années de plantation d’épicéas sur ses rives. On y observe également des espèces typiques des milieux tourbeux. Trois principales perspectives Se dégagent de cette étude 3 objectifs : conserver la bonne qualité actuelle et la gestion extensive actuelle des milieux naturels… réduire la cause de quelques altérations observées, notamment par le retrait localisé du piétinement par le bétail et par l’enlèvement des épicéas identifier quelques stations représentatives et en assurer un suivi sur le long terme. Cette étude a bénéficié d’un financement du ministère de l’Environnement (DREAL Auvergne-Rhône-Alpes) et de l’Agence de l’eau Adour Garonne.
- La Jasione crépue d’Auvergne étudiée dans le Sancy
Pour la 6e année consécutive, les réserves naturelles de Chastreix-Sancy et de la Vallée de Chaudefour ont réalisé le suivi annuel de la Jasione crépue d’Auvergne. Cette jolie fleur des pelouses écorchées d’altitude présente une valeur patrimoniale forte : elle est uniquement présente sur la Commune de Chambon-sur-Lac, entre 1500 m et 1800 m d’altitude. On parle d’une sous-espèce endémique. Pourquoi une telle étude ? Un recueil de données naturalistes anciennes, couplé à de nouvelles prospections sur le terrain, a permis l’identification de 31 stations de jasione crépue d’Auvergne sur les deux réserves naturelles. Depuis 2012, cette espèce très rare et emblématique fait donc l’objet d’un programme de suivi annuel en commun. Sur le long terme, il s’agit d’évaluer l’évolution quantitative, de mieux connaître la biologie et de mesurer les éventuels effets des changements climatiques sur cette plante remarquable. Un nombre important de fleurs en 2017 Chaque année, en août, période de pleine floraison pour cette belle plante, 4 carrés de 2 m² sont recensés entre le col de la Cabane et le Puy Ferrand. Matérialisés par des piquets, leur localisation s’est faite en fonction de paramètres pouvant répondre aux questions initiales : expositions Nord/Sud, zones altérées désormais préservées de la fréquentation et à contrario zones isolées et en bon état, recouvrements des autres végétations. Pour chaque relevé, le nombre de touffes et de fleurs ainsi que les autres espèces présentes sont ainsi inventoriées de façon très précise, pied par pied. Les premiers résultats obtenus démontrent que la situation de l’espèce est stable voire en augmentation. Un ensemble de 213 touffes et 172 fleurs (ou capitules) ont été recensés pour 2017. C’est une belle année pour la Jasione crépue d’Auvergne ! Quelles perspectives ? Le suivi doit se poursuivre sur du long terme pour que les analyses fournissent des conclusions sur l’écologie et l’évolution de la jasione. Pour l’instant, la canalisation des visiteurs sur les sentiers (fils guide, panneaux…), et donc la préservation du piétinement, semble avoir un effet positif sur les effectifs de jasione, mais c’est à confirmer, car il y a une forte variation annuelle des effectifs
- Avec le Parc et l'ONF, Saint-Genès-Champanelle préserve sa biodiversité forestière
La commune de Saint-Genès-Champanelle, l’Office National des Forêts et le Syndicat mixte du Parc se sont réunis le mardi 23 mai dernier afin de matérialiser un îlot de sénescence. D'une surface de 6.2 hectares, cet îlot correspond à une forêt riche en biodiversité et une forêt ancienne. Le marquage de l’îlot permettra de l’identifier pour le préserver de l’exploitation et le laisser évoluer naturellement. Un engagement de la commune... Le 30 mars 2017, la commune de Saint-Genès-Champanelle, en tant que propriétaire foncier et décisionnaire du plan d’aménagement de ses forêts, a officialisé la création d’un îlot de sénescence. Aucune intervention de gestion n’y sera réalisée afin de laisser évoluer naturellement l’écosystème forestier. Cela permettra notamment aux arbres d’accomplir leur cycle complet (de la germination à la décomposition) et aux espèces liées à la présence de bois mort, de pouvoir trouver des refuges au sein du massif forestier. Cette décision répond à la volonté du conseil municipal de faire de sa forêt un support de biodiversité exceptionnel, tout en assurant ses fonctions de production de bois et d’accueil du public. La parole à Roger Gardes, Maire de Saint-Genès-Champanelle et Vice-président du Syndicat mixte du Parc « La Mairie de Saint-Genès Champanelle est très heureuse de disposer d’un ilot de sénescence sur son territoire. C’est un atout pour la commune, un patrimoine à valoriser. Il est aujourd’hui nécessaire d’avoir une vision à long terme des enjeux et pas seulement une vision économique à court terme. L’ilot est une belle parcelle qui correspond aux critères de création d’un ilot de sénescence avec une biodiversité remarquable, des gros arbres, du bois mort… Il contribue à la trame de vieux bois dont la construction doit être poursuivie à l’échelle de la Chaine des Puys et plus largement du Parc des Volcans. Cette action est pleinement inscrite dans la charte du Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne. Je tiens à remercier le Syndicat mixte du Parc et l’ONF pour leur accompagnement dans la démarche. A présent, cet îlot existera pour l’éternité. Les générations futures nous en seront reconnaissantes ». Une proposition de l'Office National des Forêts (ONF) et du Syndicat mixte du Parc L’engagement de la commune, fait suite à un travail commun entre l'ONF et le Syndicat mixte du Parc visant à localiser des forêts intéressantes pour la biodiversité. Les plus remarquables ont fait l’objet de proposition de non intervention auprès des propriétaires publics. Ainsi, à ce jour, plusieurs îlots de sénescence ont été mis en place sur la Chaîne des Puys grâce à ce travail : 1 îlot de 2 ha sur le Puy Chopines (Syndicat Mixte de Gestion Forestière de Volvic Source et Volcans) 1 îlot de 2 ha sur Charbonnières les Varennes (propriété de la commune) 2 îlots d’une surface totale de 12 ha sur les parcelles forestières du Parc des Volcans à Montlosier (propriété du Syndicat mixte du Parc). Une trame de zone sans intervention se met donc en place. Pourquoi un îlot de sénescence ? On estime que 25% de la biodiversité forestière est associée aux vieux bois et aux bois morts. Du fait des interventions anthropiques, de nombreuses composantes du fonctionnement naturel de la forêt tendent à disparaître. Les phases de vieillissement et d’écroulement des arbres sont court-circuitées par la récolte des bois durant la phase de maturité économique. Elles sont pourtant primordiales pour le fonctionnement de l’écosystème et pour de nombreuses espèces, dont celles qui se nourrissent de bois mort. Son volume est limité alors qu’il est source de vie et participe à la santé des forêts, en constituant une phase essentielle du recyclage de la matière et de stockage de carbone, par exemple. Pour préserver cette biodiversité forestière, il est nécessaire de garder des arbres morts ou sénescents dans les peuplements lors des exploitations. L’ONF assure ce travail dans le cadre de la gestion courante des parcelles. Mais il est nécessaire en complément de mettre en place des secteurs où l’homme n’interviendra plus. Ces zones rendues à la naturalité sont appelées « îlots de sénescence ». Toute une faune et une flore spécialisée en profitent. Le Syndicat mixte du Parc accompagne les communes, en collaboration avec l’ONF, notamment pour la mise en place d’îlots de sénescence. Cela se concrétise par une localisation des secteurs forestiers les plus propices à la libre évolution naturelle et à un porter à connaissance commun avec l’Office National des Forêts auprès des collectivités. Cette action s’insère dans l’orientation 3.3 de la charte du Parc « la valorisation de la forêt comme richesse patrimoniale et économiques locale ». Cette dernière prévoit notamment de « promouvoir une gestion des forêts intégrée, innovante et favorisant leur vitalité » ainsi que « promouvoir une gestion environnementale et paysagère des forêts ». L’objectif est la constitution d’une trame d’îlots de sénescence à l’échelle du Parc. Le nombre et la surface des zones forestières sans intervention constitueront un descripteur de territoire utilisé pour évaluer l’action du Syndicat mixte du Parc durant la mise en œuvre de sa charte 2013-2025.
- 2251 espèces identifiées dans la Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy
Le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne a réalisé récemment un bilan de tous les inventaires de faune et de flore menés depuis la création de la réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy en 2007. 2251 espèces identifiées (soit 2406 taxons) dans le cadre de l'étude réalisée au sein de la Réserve naturelle nationale Chastreix Sancy ! C’est un chiffre assez important, probablement l’un des plus importants de la région Auvergne pour un territoire aussi restreint (1895 ha), même s'il reste probablement éloigné de l’importante biodiversité dont dispose véritablement le site. Les plantes sont majoritaires avec 1058 espèces dont 607 espèces de plantes à fleurs et 414 de mousses (bryophytes). La Réserve de Chastreix-Sancy, et plus globalement le massif du Sancy, sont réputés pour être un point chaud de la biodiversité pour les bryophytes (mousses) ! 355 espèces de champignons et de lichens sont actuellement recensées. Les animaux cumulent 838 espèces dont une majorité d’insectes (594 espèces). Au final, ces inventaires ont permis d’ajouter 30 nouvelles espèces pour la région Auvergne et 4 nouvelles espèces pour la France : 2 lichens, 1 champignon et 1 bryophyte (mousse). Toutes ces informations sont regroupées dans une base informatique, qui contient actuellement plus de 20.500 données de faune et de flore. Celles-ci sont également transférées aux systèmes régionaux et nationaux d’inventaire de la biodiversité pour participer à une amélioration globale des connaissances. Localement, ces informations servent de références pour mieux préserver la nature tout en conciliant avec les activités humaines. Plusieurs inventaires sont encore en cours ou programmés dans un proche avenir. Nul doute que les connaissances vont continuer à s’enrichir et permettre une gestion optimisée du territoire.
- Mieux connaître le Fluteau nageant
Le fluteau nageant ? C’est une espèce rare et menacée que l’on retrouve dans certaines zones humides du Parc des Volcans d'Auvergne. En 2016, le Syndicat mixte du Parc l'a étudiée. Voici quelques résultats. Protéger le Fluteau nageant, c’est aussi préserver les milieux naturels dans lesquels il se développe, les espèces végétales associées et la qualité de l’eau. Cette plante est uniquement présente en Europe (mais en régression) et la France constitue un bastion important de cette espèce. En Auvergne, l’espèce est rare et surtout représentée à l’étage montagnard dans l’ouest et le sud-ouest de la région. Elle est également présente à basse altitude dans le nord de l’Auvergne. C'est une plante peu compétitive qui affectionne les stades pionniers et qui a tendance à s'effacer rapidement lorsque le milieu s'enrichit en nutriments, notamment les lacs. En tant qu'espèce rare et menacée à l’échelle européenne, le Fluteau nageant a donc justifié la création de plusieurs sites Natura 2000 dans le Parc pour sa préservation : Cézallier, Artense, Zones humides de la région de Riom-ès-Montagnes et Tourbières et zones humides du Nord-Est du massif cantalien. En sa qualité d’animateur de ces 4 sites, le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne a engagé une étude en 2016, en collaboration avec le Conservatoire Botanique National du Massif Central. L'objectif : mieux connaitre la répartition de l’espèce et les menaces qui pèsent sur elle. Les principaux résultats de l'étude Les prospections de terrain ont permis d’inventorier 32 stations sur les quatre sites Natura 2000 concernés. L’espèce a été rencontrée dans deux types de contexte : dans des lacs (par exemple lacs d’en bas, de Bourdouze, de Montcineyre, des Bondes…) ou dans des dépressions humides localisées au sein des estives dans le sud du plateau du Cézallier. Plusieurs lieux de présence historiquement connus ne semblent plus abriter l’espèce aujourd’hui, potentiellement en lien avec une dégradation de la qualité de l’eau (enrichissement en nutriments). Du fait d’une situation préoccupante sur les zones humides du Cézallier Cantalien, l’étude conclue à la nécessité de mettre en place des opérations de restauration sur quelques sites en collaboration, notamment, avec les éleveurs concernés. Des expérimentations favorisant des plages de sol nu de faibles surfaces favorables à l’espèce pourraient être proposées. Sur les secteurs de l’Artense et du nord Cézallier, des actions pour pérenniser les populations existantes sont également nécessaires. Il s’agira de s’assurer que les habitats favorables à l’espèce soient dans un bon état de conservation, notamment en veillant au maintien de la qualité de l’eau des lacs. Cela s’accompagnera également d’une veille sur les pratiques de gestion des plans d’eau et d’un porter à connaissance auprès des utilisateurs/gestionnaires/ayants-droits. Financée dans le cadre de l’animation des sites Natura 2000, cette étude permet d’apporter des éléments de connaissance sur le patrimoine naturel exceptionnel du Parc des Volcans d’Auvergne. Partagée avec les acteurs locaux, elle permettra d’engager des opérations de gestion visant à concilier les usages et la préservation d’espèces patrimoniales.
- 313 espèces de lichens
En 2016, une première année de prospection a permis d’identifier 313 espèces de lichens sur le territoire de la Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy, soit 36 % des lichens connus du Puy-de-Dôme. Les lichens ? Ce sont des organismes végétaux résultant d’une association (symbiose) entre une algue et un champignon. Les lichens peuvent être de bons indicateurs de la qualité de l’air et de la naturalité des milieux naturels. Ce chiffre élevé concernant la présence de nombreuses espèces de lichens dans la Réserve naturelle Chastreix Sancy est le reflet de la forte diversité de ses milieux naturels et de sa forte "capacité d’accueil de nature". Dans cette liste : 65 espèces possèdent une valeur en terme de patrimoine naturel : 9 sont d’intérêt européen et 16 d’intérêt national. 25 espèces sont considérées comme menacées, car inscrites en liste rouge française, dont 9 en danger critique d’extinction. 3 espèces sont une véritable découverte, puisqu’elles sont citées pour la première fois en France. C’est le cas aussi de 14 nouvelles espèces pour le Département du Puy-de-Dôme. Les milieux naturels les plus riches en lichens sont : les vieilles forêts humides de montagne (hêtraie sapinière) du plateau de la Masse, notamment en présence d’éboulis sous couvert forestiers et de gros vieux bois les milieux rocheux d’altitude qui accueillent aussi une diversité originale. Cet inventaire est conduit par Corine Bauvet, une spécialiste venue d’Ardèche. Il est financé par le ministère de l’environnement et par l’union européenne (FEDER). Une deuxième année de prospection est programmée sur 2017.
- Le Parc accompagne des agriculteurs dans des pratiques favorables à l’environnement
Le Syndicat mixte du Parc met en œuvre depuis 2015 des Projets Agro-Environnementaux et Climatiques permettant aux agriculteurs de s’engager dans une démarche de conciliation entre production agricole et enjeux écologiques. L’accompagnement qu'il a réalisé en 2016 a permis l’engagement de 98 agriculteurs supplémentaires pour 7671 hectares. Depuis de nombreuses années, le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne encourage et accompagne les producteurs agricoles qui souhaitent agir en faveur d’une agriculture garante de ressources locales de qualité et source de biodiversité. Il mène ces démarches notamment dans le cadre de l'animation de 8 sites Natura 2000 et du contrat de Lacs de la tête de bassin de la Couze Pavin qu'il anime. Afin de garantir le maintien de pratiques vertueuses ou d’inciter à l’adoption de pratiques favorables à la préservation de l’environnement, le Syndicat mixte du Parc a répondu à un appel à projet du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes pour mettre en place des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC). Les contrats de MAEC sont financés par l’Europe, l’État et les Agences de l’Eau et s’appuient sur le volontariat des agriculteurs à s’engager à respecter un cahier des charges sur 5 ans en contrepartie d’une aide financière annuelle. Objectif : favoriser et valoriser des pratiques respectueuses des territoires à forts enjeux écologiques que sont les sites Natura 2000 et les contrats territoriaux. En 2016, le Syndicat mixte du Parc a accompagné plus d’une centaine d’exploitations sur son territoire vers des pratiques agricoles combinant performances économiques et environnementales. Plusieurs milliers d’hectares ont été engagés. Ce travail d’accompagnement a mobilisé 6 agents du Syndicat mixte du Parc sur la période de contractualisation et permis d’engager plus de 2,6 millions d’euros pour les agriculteurs pour les cinq prochaines années. L’année 2017 constituera la dernière année de contractualisation pour les territoires engagés depuis 2016 (Lacs et tourbières du Cézallier, Monts Dore, Monts du Cantal), mais devrait être l’unique année de contractualisation pour les 9 000 hectares de surface agricole retenue du Contrat territorial Sources de la Dordogne, Sancy, Artense.
- 31,5 % de forêts anciennes
Dans le cadre d’un travail collectif à l’échelle des Parcs naturels du Massif central, coordonné par l’Inter-Parcs Massif central (IPAMAC), le Syndicat mixte du Parc a localisé ces forêts présumées anciennes sur son territoire. Afin d’orienter son action en faveur de la conciliation de l’exploitation forestière avec le maintien voire l’amélioration de la biodiversité, le Syndicat mixte du Parc a localisé les forêts présumées anciennes sur le territoire du Parc, à savoir des espaces boisés ayant conservé leur vocation forestière depuis au moins le début du XIXe siècle. Pourquoi ? Ces forêts anciennes présentent des caractéristiques écologiques indéniables, notamment car leurs peuplements matures, riches en vieux arbres et en bois mort représentent de véritables réservoirs de biodiversité ou niches écologiques indispensables à de nombreuses espèces forestières. La localisation des « forêts présumées anciennes » sur le territoire du Parc des Volcans a été réalisée par comparaison des forêts actuelles et des forêts présentes sur les cartes d’Etat-major (1844/1845). Des résultats 9,7 % de la surface du Parc des Volcans d'Auvergne sont représentés par des forêts présumées anciennes 31,5 % des forêts actuelles du Parc des Volcans sont présumées anciennes. La préservation de ce patrimoine amène non seulement à se questionner sur la multifonctionnalité et la gestion passées et actuelles de ces espaces, mais également à réfléchir aux forêts de demain. Avec ses partenaires, le Syndicat mixte du Parc cherche à améliorer cette méthode et à l’étendre à d’autres massifs forestiers à enjeux de son territoire. A télécharger : la synthèse des résultats pour le Parc des Volcans d'Auvergne le rapport technique à l'échelle des parcs naturel régionaux du Massif central (IPAMAC). le guide "Exploiter la forêt en Chaîne des Puys"
- Les experts de l’Azuré des Mouillères réunis pour échanger sur le travail du Parc des Volcans
Espèce rare et menacée des zones humides, l’Azuré des mouillères est un papillon à enjeux sur le territoire du Parc. Il est étudié par le Syndicat mixte du Parc. Le 22 mai dernier une vingtaine d’expert des papillons, venus de différentes région de France, étaient réunis au siège du Parc des Volcans d’Auvergne pour discuter du travail mené par le Syndicat mixte du Parc sur la méthode d’évaluation de l’état de conservation des sites à Azurés des mouillères (Maculinea alcon alcon). L’objectif : discuter de la méthode de travail et des résultats obtenus et envisager la déclinaison de la méthode à une échelle plus large. Lors de cette rencontre d'experts, le travail du Syndicat mixte du Parc des Volcans sur les espèces à fort enjeux qu’il accueille sur son territoire a été salué. La méthode proposée va donc être reproduite sur d’autres sites dans le massif central et pourrait être également utilisée à l’échelle nationale. L'action du Syndicat mixte est ainsi valorisée par d’autres territoires. L'étude menée par le Syndicat mixte du Parc sur ce papillon 61 000 œufs sur 3 300 hectares de zones humides, un véritable travail de fourmi a été réalisé ! Le comptage d’œufs est la méthode scientifique la plus fiable actuellement décrite pour estimer la population présente sur un site. Sur la base de ces inventaires, des analyses scientifiques ont été menées afin d’améliorer les connaissances sur ce papillon et ces hôtes (l'Azuré des mouillères est dépendant de la Gentiane des marais et des fourmis Myrmica),mais surtout, d’établir un état des lieux et de « santé » de ces populations présentes sur le Parc afin d’agir par la suite pour sa préservation.
- Le bois mort, source de vie
Le Syndicat mixte du Parc met en place l’aménagement forestier du site de Montlosier et encourage la gestion durable des forêts à l’échelle du territoire. Le 1er aménagement forestier des parcelles boisées de Montlosier Au siège du Parc (à Aydat), ce document planifie sur une période de 20 ans (2015/2034) la gestion de ces parcelles. Rédigé par l’Office National des Forêts en collaboration avec les services du syndicat mixte, sa vocation est de permettre la mise en œuvre d’une trame forestière fonctionnelle avec, en particulier la mise en place de deux îlots de sénescence qui permettront la préservation d’espèces patrimoniales et le suivi du vieillissement et de son cortège de biodiversité associé. Pour le Syndicat mixte du Parc, c’est l’occasion d’illustrer la compatibilité entre gestion forestière et environnement. Occupant environ un tiers de la surface de son territoire, la forêt joue un rôle majeur sur le Parc (écologique, paysager, économique et récréatif). Dans le cadre de la charte du Parc, le Syndicat mixte du Parc se donne notamment pour objectif de favoriser la gestion durable des forêts. Du fait des interventions anthropiques, de nombreuses composantes du fonctionnement naturel de la forêt tendent à disparaître. Les modes de gestion mis en œuvre entraînent une artificialisation des peuplements. Les phases de vieillissement et d’écroulement des arbres sont court-circuitées par la récolte des bois durant la phase de maturité. Elles sont pourtant primordiales pour le fonctionnement de l’écosystème et pour de nombreuses espèces, dont celles qui se nourrissent de bois mort. Son volume est limité alors qu’il est source de vie et participe à la santé des forêts, en constituant une phase essentielle du recyclage de la matière et de stockage de carbone, par exemple. 70 hectares gérés durablement Le Syndicat mixte du Parc est propriétaire d’environ 70 ha de forêts autour de son siège, le château de Montlosier à Aydat. Ces parcelles devaient faire l’objet d’un Aménagement Forestier rédigé par l’Office National des Forêts afin d’en planifier la gestion. La rédaction de ce document a été l’occasion pour le Parc de mettre en application certaines orientations de sa charte concernant l’intégration de l’environnement et de la biodiversité dans la gestion forestière. Ainsi, deux zones (couvrant 12.54 ha au total) ont été classées en Ilots de Sénescence. Aucune intervention de gestion n’y sera réalisée afin de laisser évoluer naturellement l’écosystème forestier. Cela permettra notamment aux arbres d’accomplir leur cycle complet (de la germination à la décomposition) et aux espèces liées à la présence de bois mort, de pouvoir trouver des refuges au sein du massif forestier. De plus, ces secteurs abritent des espèces patrimoniales (comme la Buxbaumie verte par exemple, une espèce de mousse rare) qui seront ainsi préservées par l’absence de coupe. Des arbres morts sur pied ou au sol, des arbres présentant des micro-habitats pour la faune et la flore seront conservés sur l’ensemble des parcelles. Enfin, l’exploitation des bois sera réalisée par une gestion « jardinée », dans un traitement irrégulier (permettant d’avoir des arbres de différents âges et hauteur dans la forêt) et avec l’utilisation de techniques respectueuses des sols, comme le débardage à cheval.














