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- Enlèvement de dépôts sauvages dans la Chaîne des Puys
Jeudi 7 octobre, une entreprise spécialisée dans la décontamination a procédé à l’enlèvement d’un dépôt sauvage d’amiante d’un mètre cube à Orcines, sur le périmètre de la Chaîne des Puys, sous le contrôle de l’équipe mutualisée du Département du Puy-de-Dôme et du Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne. Ce même jour, deux autres dépôts sauvages d’amiante ont été traités à proximité de l’arboretum de Royat. Des dépôts sauvages pris en charge financièrement par les communes, avec le soutien du Département du Puy-de-Dôme. L’ensemble des déchets a été retiré suivant les prescriptions réglementaires et une méthodologie stricte du fait de la toxicité des matériaux à éliminer. En effet, le désamiantage est une opération complexe qui ne peut être réalisée que par des spécialistes certifiés et accrédités. Une fois extraits des milieux naturels, les déchets ont pris la direction d’une structure agréée pour en assurer l’élimination et la dépollution. Les dépôts sauvages de ce type portent atteinte à l'intégrité paysagère et environnementale d'un patrimoine d'exception et sont la conséquence d’une incivilité dont les collectivités se passeraient bien, alors que les efforts de tous comptent pour préserver l’environnement. À ce titre, il est formellement interdit de déposer des déchets, qui plus est toxiques, sous peine d’une amende d’un montant de 75 000 euros, pouvant aller jusqu’à 2 ans d'emprisonnement. Depuis 2016, en coordination avec les services de l’État et des collectivités, le Syndicat mixte du Parc, par le biais de ses gardes nature, recense chacun des sites de dépôts sauvages localisés en Chaîne des Puys -faille de Limagne. Le Département du Puy-de-Dôme et le Syndicat mixte du Parc des Volcans d'Auvergne, via l’équipe mutualisée de gestion et de préservation de la Chaine des Puys - faille de Limagne, travaillent avec les 30 communes de ce territoire pour lutter activement contre ces dépôts sauvages. Pour ce faire, ils définissent ensemble un programme d’actions pluriannuel et les moyens à mettre en œuvre pour réduire significativement ces incivilités.
- Un conseil scientifique pour les réserves naturelles gérées par les Parcs en Auvergne
Les Parcs naturels régionaux des Volcans d'Auvergne et du Livradois-Forez gèrent des réserves naturelles nationales ou régionales, des espaces constituant des concentrés de nature à préserver. Pour les accompagner dans leurs travaux, un conseil scientifique vient d'être installé. Parmi les missions confiées aux Parcs naturels régionaux, la préservation et la valorisation de milieux naturels remarquables et fragiles intègrent leurs priorités : leurs territoires disposant habituellement de sites dotés d'une importante biodiversité et présentant des enjeux de conservation d'espèces protégées, c'est tout naturellement que l’État et la Région Auvergne Rhône-Alpes confient aux deux Syndicats mixtes de Parcs la gestion de réserves naturelles, après appel à candidatures. Ainsi : le Syndicat mixte du Parc des Volcans d'Auvergne gère 4 réserves naturelles nationales du Puy-de-Dôme (Chastreix-Sancy , Vallée de Chaudefour , Sagnes de La Godivelle et Rocher de la Jaquette), ainsi que la Réserve naturelle régionale des Tourbières du Jolan et de la Gazelle dans le Cantal le Syndicat mixte du Parc naturel régional Livradois-Forez gère la Réserve naturelle régionale du Lac de Malaguet dans la Haute-Loire. Au regard de la diversité des thématiques scientifiques abordées dans ces aires protégées, ces gestionnaires font souvent appel à des experts pour les assister dans la gestion de ces espaces remarquables et émettre un avis sur les projets susceptibles les concerner. Aussi, pour mutualiser et articuler les regards et conseils de ces personnalités qualifiées, sous l'égide de l’État et du Conseil régional d'Auvergne Rhône-Alpes, un Conseil scientifique commun à ces 6 réserves naturelles des Parcs naturels régionaux d'Auvergne vient d'être créé. Composé de 26 membres issus des sciences naturelles et humaines et coprésidé par Armelle Caron et Charles Lemarchand, le Conseil scientifique des réserves s'est réuni pour la première fois le 8 septembre 2021. Accueilli par la Réserve naturelle régionale des Tourbières du Jolan et de la Gazelle, après l’installation du conseil et une présentation rapide des réserves naturelles concernées, lé dossier de gestion de l’étang de la réserve naturelle régionale des Tourbières du Jolan et de la Gazelle a été examiné. Ce conseil scientifique se réunira entre 1 à 3 fois par an. La prochaine séance de travail, prévue cet automne, sera accueille par la Réserve naturelle nationale du Rocher de la Jaquette.
- Les araignées, une biodiversité méconnue de nos forêts
Une étude menée sur des îlots de sénescence forestiers en Chaîne des Puys identifie 86 espèces d’araignées… Une biodiversité méconnue à huit pattes qui nous ouvre les portes d’un nouveau monde. Abondantes, les araignées occupent tous les milieux terrestres : des zones humides aux déserts. Ce sont des prédateurs carnivores exclusifs considérés comme les plus importants prédateurs d’insectes dans la nature. Elles ont par conséquent un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes. Elles développent différentes stratégies de chasse : piège avec une toile, à l’affut ou en chassant activement leurs proies. La connaissance des araignées de France et du massif central reste lacunaire. La répartition, l’écologie de nombreuses espèces sont encore à découvrir. On dénombre 41 familles d’araignées en France pour un nombre d’espèces compris entre 1700 et 1800 à l’heure actuelle. Forêts et araignées Les forêts sont des écosystèmes complexes qui, lorsqu’elles sont proches d’un fonctionnement naturel, peuvent accueillir une biodiversité riche et singulière, dont une diversité d’araignées non négligeable qui exploite toutes les strates de la forêt, de la litière jusqu’à la canopée. Les araignées forestières sont sensibles à la présence de bois mort au sol et au maintien du couvert forestier, indispensable à la présence d’un micro-climat humide et frais. Certaines espèces, du fait de leur faible capacité de dispersion, peuvent être le témoin de la présence de forêts anciennes. Aussi, la préservation de zones forestières d’intérêt écologique est un gage de préservation de cortèges d’espèces particuliers. Des îlots de sénescence comme laboratoire d’étude Le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne incite à la création de zones forestières en libre évolution à l’échelle de son territoire, permettant de former une trame de vieux bois. Cela permet de garantir notamment la préservation d’espèces aux exigences écologiques strictes. Ces zones constituent aussi des laboratoires pour mieux étudier la biodiversité et comprendre l’évolution naturelle des forêts. C’est dans le cadre d’une étude sur les insectes sur des îlots de sénescence en Chaîne des Puys qu’une première liste des araignées a pu être réalisée avec l’accompagnement de la Société d’Histoire Naturelle Alcide d’Orbigny. 86 espèces d’araignées, appartenant à 19 familles, ont ainsi pu être identifiées à ce stade dans les îlots en libre évolution de la Chaîne des Puys. Ce nombre est déjà conséquent, mais ne constitue probablement qu’une fraction des espèces d’araignées qui habitent ces zones. En effet, certaines sont discrètes, peu faciles à observer (par exemple vivant dans la canopée…), mais cela donne un premier ordre d’idée et permet de se familiariser avec un monde fascinant mais méconnu.
- Anticiper le changement climatique
La Jasione n°6 vient de sortir. Au sommaire du journal de la Réserve naturelle de Chastreix-Sancy : réalité climatique, impacts constatés, modification des milieux naturels et des pratiques, paroles d’acteurs, premières adaptations possibles. « Le changement climatique est une réalité sur le Sancy, démontrée par les études climatiques locales » énonce Lionel Chauvin, Président du Parc des Volcans d’Auvergne. Ce numéro spécial de la Jasione expose les impacts constatés par les acteurs locaux et identifie des premières pistes d’adaptation. C’est le résultat d’un travail exploratoire mené sur le territoire de la Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy par le Parc des Volcans d’Auvergne, dans le cadre d’un projet national et européen d’intégration des enjeux climatiques dans la gestion des espaces naturels protégés, Le LIFE Natur’Adapt.
- Le Parc des Volcans d'Auvergne poursuit ses réflexions autour du changement climatique
La Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy proposait, samedi 25 janvier dernier, une conférence-débat sur les effets et enjeux du changement climatique. Parmi les six sites pilotes sélectionnés en France, la Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy est partenaire du programme LIFE Natur'Adapt, un projet européen visant à intégrer les enjeux du changement climatique dans la gestion des espaces naturels protégés. Le 25 janvier dernier, les habitants et acteurs du territoire étaient invités à une conférence-débat visant à recueillir leurs observations et sentiments à l'issue de la présentation de données scientifiques locales en termes d'évolution et de projection à 30 - 50 ans. Les chiffres clés exposés sur le climat du massif du Sancy Frédéric Serre, géographe à l’Université de Limoges rattaché au laboratoire GEOLAB et membre du Conseil scientifique du Parc, a rappelé les caractéristiques du climat dans le massif du Sancy. Ces données tirées de l’étude climatique qu’il a réalisée pour le compte du Parc des Volcans en 2015 et qu'il a pu actualiser avec des données allant jusqu'en 2019. Une évolution récente des températures Les observations réalisées depuis près de 70 ans à la station météorologique du Mont-Dore (1030m) permettent de cerner les évolutions récentes du climat dans le massif du Sancy et révèlent notamment l’accélération de la hausse des températures. A partir de modèles appliqués aux données de la station météorologique du Mont-Dore, des projections sur l'évolution possible du climat à 30 et 50 ans ont été produites. Iris Lochon, chargée de mission LIFE Natur'Adapt au Parc des Volcans, a présenté ces résultats et invité les participants à échanger à ce sujet ; un questionnaire a également été proposé pour recueillir leurs perceptions face au changement climatique. Retrouvez la synthèse des éléments présentés lors de la conférence. Le projet : se mobiliser ensemble pour adapter les pratiques Prévu sur 5 ans (2018-2023) et coordonné au plan national par Réserves Naturelles de France, le projet LIFE Natur'Adapt consiste à élaborer un diagnostic du territoire en termes de vulnérabilité au changement climatique et, sur cette base, de mettre au point un plan concerté localement pour adapter les pratiques qui concernent les milieux naturels de la réserve naturelle. L'originalité de la démarche réside dans son caractère expérimental : la méthode et les outils nécessaires à la conduite de cette dynamique sont testés par la réserve naturelle de manière à être opérationnels et transférables à d'autres gestionnaires. Il s'agit également d'impliquer l'ensemble des acteurs et de faire appel à une communauté de praticiens et d’experts dans ce domaine. La suite de la démarche ? A compter de mai 2020, les habitants et acteurs locaux seront invités à prend part à cette démarche pour évaluer ensemble les vulnérabilités du territoire au changement climatique et envisager des pistes d’adaptation. La mobilisation organisée par la Réserve naturelle nationale de Chastreix Sancy se fera au travers d’ateliers thématiques, d’entretiens et de restitutions sur le terrain et lors de futures conférences durant l’année 2020.
- Échanges de connaissances pour la gestion forestière à proximité de tourbières
Début octobre dernier, les agents du Parc des Volcans d'Auvergne ont contribué à une formation des agents de l'Office National des Forêts aux enjeux des tourbières, l'occasion d'échanger sur les enjeux et pratiques. Organisée par le Pôle relais tourbières, au cœur du Parc des Volcans d'Auvergne, cette formation a rassemblé des stagiaires venus de toute la France. La visite de différents sites ayant fait l'objet de travaux de restauration de tourbières boisées artificiellement a permis d'illustrer les principes théoriques évoqués en salle. Les Espaces Naturels Sensibles Pavin-Creux de Soucy et Montagne du Mont, le lac de Bourdouze, le Contrat territorial Sources de la Dordogne Sancy Artense, la Réserve de Chastreix-Sancy, tous gérés ou animés par le Syndicat mixte du Parc, ont ainsi fait office de cas concrets. Les échanges sur les partis pris et sur les résultats attendus ont permis d'enrichir les analyses des uns et des autres et de partager des retours d'expérience.
- La préservation de la Chouette de Tengmalm fédère
Après 4 années d’enquête participative sur la présence en Chaîne des Puys de ce petit rapace, le Syndicat mixte du Parc des Volcans d'Auvergne et ses partenaires dressent le bilan et engagent les premières actions. Retrouvée dans le Massif central entre 800 et 1 400 m d’altitude, la chouette de Tengmalm est inféodée aux vieux arbres creusés de loges de Pics noirs, qu’elle utilise pour sa nidification. En déclin, sa population en France est estimée entre 1 500 et 2 000 couples et elle bénéficie d’une protection au niveau européen. IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Un projet fédérateur piloté par le Syndicat mixte du Parc Si la Chouette de Tengmalm est présente dans la Chaîne des Puys, aucun suivi récent n’avait été réalisé. En 2016, le Syndicat mixte du Parc lance avec ses partenaires une enquête participative. Objectif : mieux connaître l’espèce et son habitat pour mieux la préserver en l’intégrant à la gestion forestière du site. Le Syndicat mixte du Parc a constitué un groupe de suivi rassemblant acteurs de la forêt, naturalistes bénévoles, étudiants du Lycée de Rochefort-Montagne et services de l’état. Entre 2016 et 2019, des prospections ont été mises en œuvre pour localiser les mâles chanteurs et vérifier l’occupation des loges de pics noirs en Chaîne des Puys. Enfin, un travail avec les acteurs forestiers, comme l’Office National des Forêts, permet de discuter des solutions pour intégrer la chouette dans la gestion sylvicole : préservation des arbres à loges, gestion forestière douce dans les zones de présence de l’espèce… IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII De la localisation des mâles chanteurs à la découverte de zones de nidification En 2019, c’est l’heure du bilan après 4 années de travail. 46 données positives d’écoute de chant ont été recueillies. Cela a permis de préciser les forêts dans lesquelles la chouette est présente. Côté reproduction, 5 zones de nidification ont pu être identifiées. La présence de la Chouette de Tengmalm dans nos forêts de montagne et son succès de reproduction dépendent de nombreux paramètres. Parmi les facteurs déterminants, l’offre en nourriture et la présence d’arbres à cavités sont fondamentales. Avant même la fin de l’enquête, des actions ont été engagées dans ce sens : le travail réalisé avec les acteurs forestiers publics et privés a permis d’identifier et de préserver des arbres à loges. IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII Une contribution au niveau national La Ligue pour la Protection des Oiseaux, l’Office National des Forêts et le Parc national des Cévennes organisent la 3e rencontre du réseau national des « Petites chouettes de montagne » du 17 au 19 octobre à Florac, en Lozère. Pour l’occasion, deux gardes nature du Syndicat mixte du Parc vont présenter les résultats des 4 dernières années de suivi : en lien avec le chargé de mission Natura 2000 de la Chaîne des Puys, ils ont procédé à des démarches de prospection, de repérage de loges potentielles, d'encadrement des écoutes participatives, de vérifications à la caméra de l'occupation de ces loges... Ces données seront intégrées aux données nationales concernant la Chouette de Tengmalm. Des partenaires mobilisés Cette enquête a été possible grâce à l’engagement et la contribution de plusieurs partenaires. Merci à eux !
- Partager les expériences pour valoriser nos réserves naturelles régionales
Une délégation cantalienne représentant la Réserve naturelle régionale des tourbières du Jolan et de la Gazelle s’est rendue au Lac de Malaguet. Les réserves naturelles régionales ont pour objectif de conserver la biogéodiversité, à travers trois missions indissociables : protéger, gérer et sensibiliser. La Réserve naturelle régionale du Lac de Malaguet, gérée par le Syndicat mixte du Parc Livradois-Forez, a été classée en septembre 2014. Depuis, le site a fait l’objet d’un programme d’actions financé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe qui a, notamment, permis l’aménagement d’un sentier de découverte, la mise en place d’animations pour le grand public et les écoles voisines, la réalisation d’outils de communication… Les tourbières du Jolan et de la Gazelle à Ségur-les-Villas, dans le Cantal, ont été classées en Réserve naturelle régionale en juin 2018. La gestion en est assurée par le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne. Afin de nourrir les réflexions sur la valorisation et l’ancrage territorial de cette dernière, des acteurs cantaliens ont rendu visite à leurs homologues à Malaguet le 19 juillet dernier. L’occasion de partager les réflexions sur la valorisation de ces joyaux naturels et de bénéficier d’une présentation des actions et projets futurs concernant la réserve naturelle du lac du Malaguet. Des contextes différents, mais une volonté commune de valoriser tout en préservant Les deux réserves se situent dans des contextes différents. Le Lac de Malaguet (communes de Félines, Monlet et Sembadel) est aux confins du plateau cristallin de la Chaise-Dieu et du Velay, dans un environnement essentiellement boisé. Les tourbières du Jolan et de la Gazelle (commune de Ségur-lesVillas) sont localisées sur les plateaux basaltiques du Nord-Est du volcan Cantalien, essentiellement utilisés par l’agriculture (estives notamment). Mais les problématiques de valorisation sont communes. L’enjeu est de pouvoir donner à découvrir et sensibiliser les acteurs et le grand public dans le respect de la protection du site. Quels aménagements, quels outils de communication, quels messages de sensibilisation, quels publics cibler en priorité… ? Cet échange, impulsé par Marie-Agnes Petit, Présidente du comité consultatif (instance de gouvernance des Réserves) de la Réserve de Malaguet, et d’Angélique Brugeron, Présidente du Comité consultatif de la Réserve du Jolan et de la Gazelle, toutes deux conseillères régionales, a donné lieu à des échanges riches aux bénéfices des deux territoires. Charge au Syndicat mixte du Parc des Volcans d'Auvergne, en tant que gestionnaire de la réserve, accompagné en particulier par Hautes-Terres Tourisme et Hautes Terres Communauté sur ce volet de la valorisation, de poursuivre les réflexions et proposer un projet partagé pour les tourbières du Jolan et de la Gazelle.
- "LIFE Natur'Adapt" et le changement climatique
Le projet LIFE Natur'Adapt vise à intégrer, en innovant sur la base des ressources existantes, les enjeux du changement climatique dans la gestion des espaces naturels protégés européens. Prévu sur 5 ans (2018-2023), le projet est coordonné par Réserves Naturelles de France, en s’appuyant sur un processus d’apprentissage collectif dynamique avec neuf autres partenaires. Il se structure autour de trois grands axes : l’élaboration d’outils et de méthodes opérationnels à destination des gestionnaires pour élaborer un diagnostic de vulnérabilité au changement climatique et un plan d’adaptation le développement et l’animation d’une communauté d’experts et de praticiens de l’adaptation dans les espaces naturels l’activation de tous les leviers nécessaires pour la mise en œuvre concrète de l’adaptation. Les différents outils et méthodes seront expérimentés sur six réserves partenaires du projet, puis revus et testés sur 15 autres sites avant d’être déployés aux échelles nationale et européenne. La Réserve de Chastreix-Sancy face au changement climatique Le changement climatique est observable sur le territoire de la réserve. La réduction de l’enneigement (-16% de jours de neige sur le massif des Monts Dore entre les périodes 1960-1985 et 1985-2010) en est un exemple. La modification possible du régime des précipitations (fort événement plus fréquent) ou la sensible augmentation des températures sont également des facteurs pouvant impacter les milieux sensibles de la réserve, notamment les crêtes du Sancy et mettre en péril la pérennité d’espèces endémiques et emblématiques de la réserve, telle que la Jasione crépue d’Auvergne. La Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy a été retenue avec 5 autres sites pour mener la phase d’expérimentation du projet LIFE Natur'Adapt sur les années 2019-2020. Il s’agit, à partir d’un prototype de méthodologie élaboré lors de la phase de conception, d’établir sur la réserve un diagnostic de vulnérabilité au changement climatique ainsi qu’un plan d’adaptation de la gestion face à ces enjeux. L’expérimentation intégrera également le territoire de la Réserve naturelle de la vallée de Chaudefour . La Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy participera ainsi, avec les 5 autres sites expérimentaux, à un retour critique et à l’amélioration de la méthodologie et des outils proposés par le LIFE Natur'Adapt en vue des phases suivantes du projet. C’est également l’occasion pour la réserve d’intégrer, dès à présent, l’adaptation au changement climatique dans son nouveau plan de gestion puisque parallèlement à ce projet a lieu la rédaction du plan de gestion pour la période 2021-2030. Le projet Natur'Adapt en chiffres 5 ans (2018-2023) 4,2 M€, dont 2,5€ de la Commission européenne via le programme LIFE Climat, 500 000€ du Ministère de la transition écologique et solidaire et 500 000€ de l’Agence française pour la biodiversité. 10 partenaires : Réserves Naturelles de France, EUROPARC, Muséum National d’Histoire Naturelle, Tela Botanica, LPO, Asters - Conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie, Fédération des réserves naturelles catalanes, Syndicat mixte du Parc naturel régional du Morvan, Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, Association Petite Camargue Alsacienne En savoir plus Réserves Naturelles de France : http://www.reserves-naturelles.org/projet-life-naturadapt Plaquette « l’indispensable adaptation » du projet LIFE Natur'Adapt : http://www.reserves-naturelles.org/sites/default/files/fichiers/plaquette_vf_web.pdf LIFE climate programm : https://ec.europa.eu/easme/en/life
- Les réserves naturelles régionales à l'honneur
A l’occasion de l’assemblée plénière du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes du 29 mars 2019 à Lyon, les Réserves naturelles régionales ont été mises en valeur. Les réserves naturelles régionales (RNR) et nationales (RNN) sont des outils de protection forte des espaces naturels en France. Leur objectif est de conserver la "biogéodiversité" à travers trois missions indissociables : protéger, gérer et sensibiliser. Le Syndicat mixte du Parc des Volcans d'Auvergne gestionnaire de la Réserve naturelle régionale des Tourbières du Jolan et de La Gazelle Les tourbières du Jolan et de la Gazelle à Ségur-les-Villas, dans le Cantal, ont été classées en réserve naturelle régionale en juin 2018 par l’Assemblée régionale. Cette réserve naturelle est la première Réserve naturelle du Cantal et la 18e d’Auvergne-Rhône-Alpes. Le Syndicat mixte du Parc, qui a accompagné la commune de Ségur-les-Villas et l’ensemble des acteurs concernés depuis le début de la démarche a été désigné comme son gestionnaire. Son rôle est de : contrôler l’application des mesures de protection élaborer, mettre en œuvre et évaluer le plan de gestion de la réserve naturelle réaliser l’ensemble des opérations nécessaires à la conservation du patrimoine naturel de la réserve assurer l’accueil et l’information du public. Parcs naturels régionaux des Volcans d'Auvergne et Livradois-Forez : coopération en vue Le Parc Livradois-Forez est gestionnaire de la Réserve naturelle régionale du Lac de Malaguet en Haute-Loire. Classé en septembre 2014, le site fait depuis l’objet d’un programme d’actions financé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Europe qui a, notamment, permis l’aménagement d’un sentier de découverte, la mise en place d’animations pour le grand public et les écoles voisines, le suivi de la qualité de l’eau… Sous l’impulsion de Marie-Agnes Petit, Présidente du comité consultatif (instance de gouvernance des Réserves) de la Réserve de Malaguet, et d’Angélique Brugeron, Présidente du Comité consultatif de la Réserve du Jolan et de la Gazelle, toutes deux conseillères régionales, un voyage d’étude sera organisé courant juillet 2019. Les acteurs concernés par la Réserve du Jolan et de la Gazelle rendront visite à leurs homologues à Malaguet afin de profiter de leurs retours d’expérience. Échanges riches en perspective aux bénéfices des deux territoires.
- Enquêtes publiques d’extensions de deux réserves naturelles nationales
Parmi les réserves naturelles nationales situées sur le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et gérées par son syndicat mixte, deux d'entre elles connaissant un projet d'extension entrepris par l'Etat. Une enquête publique est proposée de mars à avril 2019. Communiqué de l’État L’État a engagé en 2017 une démarche d’extension de deux réserves naturelles nationales situées dans le Département du Puy-de-Dôme, l’objectif étant de définir des périmètres plus cohérents et mieux adaptés à la réalité de terrain. la Réserve naturelle nationale des Sagnes de La Godivelle, créée en 1975 sur 24 hectares de parcelles de tourbières sur la commune de La Godivelle ; le projet d'extention consiste à intégrer dans la réserve naturelle l’intégralité des quatre tourbières situées autour du bourg de La Godivelle (tourbières du Lac -d’en-Bas, de Coualle basse, des Chastelets et de la plaine Jacquot), ainsi que du Lac-d’en-Bas, soit une superficie totale de 144 hectares. la Réserve naturelle nationale du Rocher de la Jaquette, créée en 1976 sur 18 hectares de parcelles d’un coteau de la vallée de Rentières, sur la commune de Mazoires. Dans la perspective d'extension, les parcelles qui présentent un patrimoine naturel remarquable et qui sont exploitées par un agriculteur à des fins de gestion écologique du site (pour éviter un embroussaillement qui compromettrait sa richesse en papillons) sont prises en compte, soit une superficie totale de 36 hectares. Une concertation a été mise en place auprès de tous les acteurs concernés, sous la responsabilité du sous-préfet d’Issoire, avec l’objectif de concilier les activités humaines avec la préservation des milieux naturels. Ces projets s’effectuent dans le cadre de la stratégie de création des aires protégées (SCAP) et du plan biodiversité qui vise à renforcer l’action de la France pour la préservation de la biodiversité. Les enquêtes publiques de ces projets d’extension de RNN se déroulent : > du 4 mars au 3 avril 2019 pour l’extension de la RNN des Sagnes de La Godivelle > du 7 mars au 5 avril 2019 pour l’extension de la RNN du Rocher de la Jaquette. Pour en savoir plus, consultez les dossiers des enquêtes publiques sur le site Internet de la préfecture du Puy-de-Dôme : RNN des Sagnes de La Godivelle RNN du Rocher de la Jaquette
- Etat des lieux de la trame de vieux bois sur le Parc des Volcans d'Auvergne
Un travail a été mené en 2018 pour évaluer les surfaces forestières laissées à l’évolution naturelle sur le Parc. Ces zones contribuent à la mise en place d’une trame de vieux bois mais ne représentent aujourd’hui qu’une très faible portion du territoire du Parc. Couvrant 30 % du Parc, la forêt est un élément majeur du territoire. Sa présence et ses caractéristiques (types d’essences, physionomie, âge des arbres…) sont étroitement liées à l’action de l’Homme. Le Syndicat mixte du Parc promeut la création de zones laissées à la libre évolution. L’ensemble de ces zones constitue la trame de vieux bois du Parc. Le nombre et la surface des zones forestières en évolution naturelle, constitueront un descripteur de territoire utilisé pour évaluer l’action du Syndicat mixte du Parc durant la mise en œuvre de la charte 2013-2025 du Parc. État des lieux en 2018 En 2018, le Syndicat mixte du Parc a mené un travail visant à dresser l’état des lieux des zones forestières en libre évolution de son territoire. Les zones considérées sont celles, en forêts publiques ou privées, qui sont décrites comme étant en évolution naturelle (sans intervention sylvicole) dans les documents de planification forestiers (plan simple de gestion et aménagement forestier). A partir des données recueillies, il ressort qu’une faible proportion de forêts est laissée en libre évolution : 239.44 hectares, répartis en 46 zones. Cela représente 0.2 % de l’ensemble de la surface forestière du Parc. Ces zones sont composées essentiellement d’essences autochtones (hêtre, sapins…). Leurs surfaces varient de quelques ares à 25 ha et sont en majorité situées sur des pentes fortes. La part des zones en libre évolution est plus importante dans le domaine public que dans le domaine privé, notamment du fait du fort morcellement des propriétés privées et de leurs faibles surfaces. Comment améliorer ce bilan ? De nombreux éléments constituent des freins pour la mise en place d’une trame de vieux bois. Un des freins est sans nul doute le bénéfice économique moindre pour les propriétaires forestiers s’engageant à laisser en libre évolution une forêt potentiellement productive. Toutefois, certains bénéfices induits par la libre évolution ne sont pas quantifiés : fertilité des sols, résistance et résilience des peuplements… De plus, dans le cas d’un peuplement de faible valeur, ou dans le cas de forts coûts d’exploitation, le manque à gagner peut s’avérer nul. Enfin, il apparait que cet élément financier n’est pas le seul que prennent en compte les propriétaires pour décider de la gestion de leur forêt : aspect patrimonial / historique / social / paysager,… Les idées reçues sont aussi parfois des obstacles. Le grand public peut avoir une perception plutôt négative du bois mort et de la non gestion de la forêt, plus pour des questions de représentations que des raisons de sécurité. Du point de vue de la gestion, la libre évolution peut être perçue comme un échec ou un abandon alors que cela peut constituer un choix éclairé lorsque les conditions sont réunies. Un effort important pour le développement de la trame de vieux bois reste donc à fournir. Pour cela, le Syndicat mixte du Parc souhaite poursuivre le travail partenarial engagé sur cette thématique et travailler à : la sensibilisation des acteurs forestiers la définition d’objectifs partagés l’accompagnement des propriétaires la localisation des forêts à haute valeur écologique… Ce projet bénéficie des aides de l’État.














