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  • Le sentier GR400 du Puy Mary remis en état

    En septembre et octobre 2018, les agents des Syndicats mixtes du Parc des Volcans d'Auvergne et du Grand Site de France Puy Mary "Volcan du Cantal" ont relevé le défi : la remise en état sur 200 mètres du sentier de grande randonnée permettant d'accéder au Puy Mary, à 1700 mètres d'altitude, sur sa pente Est... Dégradé en raison d'une importante fréquentation et de la fragilité de ses sols volcaniques, le GR400 devait faire peau neuve. L’objectif des travaux effectués dans le cadre de la gestion des sites Natura 2000 est de canaliser les randonneurs sur un sentier confortable et sécurisé afin de limiter les impacts négatifs sur les milieux naturels : dérangement de la faune sauvage et domestique, dégradation du milieu naturel et d’espèces protégées, érosion des sols. Mi septembre, le chantier a démarré. Près de 5 tonnes de matériel ont été acheminés par héliportage jusqu’à la zone de travaux. Composé de toile géotextile, de boudins « coco », de piquets et rondins de bois, ce matériel a servi à restaurer la zone érodée du GR 400 du Puy Mary sur 200 mètres de long, au travers de l’utilisation de techniques douces, naturelles et au savoir-faire des gardes nature du Parc des Volcans d'Auvergne. Les lycéens du Chantier Bac Pro "Gestion des milieux naturels et de la faune" ont prêté main forte pour la restauration du GR400 du Puy Mary. Merci à tous ses jeunes et à leurs enseignants encadrants ! Ils nous livrent leur carnet de terrain. Après 4 semaines de travaux, les résultats sont visibles : un nouveau sentier a été retracé afin de couper le pourcentage de pente, mieux évacuer les eaux de ruissellement (coupes d’eaux) et maintenir le substrat (pose de boudins coco, marches) une main courante a été posée afin de canaliser les marcheurs sur cet itinéraire aux abords du sentier, de la toile géotextile a été posée sur les surfaces érodées pour faciliter la reprise spontanée de la végétation (sans semis). Retrouvez le détail des travaux grâce à ce diaporama. S'élevant à près de 20 000 euros, ces travaux ont été financés grâce à des crédits Natura 2000 du site Massif cantalien que gère le Syndicat mixte du Parc et au Syndicat mixte du Puy Mary.

  • La commune de Saint-Donat s'engage dans la "trame de vieux bois"

    En lien avec l’Office National des Forêts et le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, la commune de Saint-Donat vient de décider la création d'un îlot de sénescence de 1,7 hectares pour le laisser évoluer naturellement. Tout d'abord, qu'entend-t-on par "trame de vieux bois" ? Les forêts ne sont pas seulement une somme d’arbres. Ce sont des écosystèmes complexes dont l’évolution s’inscrit dans une dynamique naturelle et de long terme : le cycle "sylvigénétique". Ce dernier se décompose en différentes phases : germination/renouvellement, croissance, vieillissement, sénescence… Lorsqu’ils atteignent leurs maturités économiques, les boisements voient ce cycle naturel amputé par leur exploitation : les stades de vieillissements et de morts sont alors globalement absents dans les forêts gérées. Or ces phases ont un rôle primordial : production de bois mort, retour des minéraux au sol, stockage de carbone…De plus, environ 25 % de la biodiversité forestière est associée aux vieux bois et aux bois morts. La "trame de vieux bois" vise à assurer la présence continue dans le temps et l’espace de très gros bois, de bois morts... Elle se concrétise par la préservation d’un maillage de zones forestières et d’arbres présentant des caractéristiques intéressantes en termes de maturité écologique et de sénescence. Si des arbres d’intérêt biologique sont préservés par l’Office National des Forêts (ONF) dans le cadre de la gestion courante, il est aussi nécessaire de garder des portions de plusieurs hectares de forêts où l’évolution redevient naturelle et où plus aucun arbre n’est coupé. Ces zones sont nommées "îlots de sénescence". Un îlot de sénescence sur la commune de Saint-Donat A l’occasion de la révision de son plan d'aménagement de ses forêts communales, en tant que propriétaire et décisionnaire, le conseil municipal de Saint-Donat vient d'officialiser la création d’un îlot de sénescence. Aucune intervention n’y sera réalisée afin de laisser évoluer naturellement l’écosystème forestier. Cela permettra notamment aux arbres d’accomplir leur cycle complet (de la germination à la décomposition) et aux espèces liées à la présence de bois mort de pouvoir trouver des refuges au sein du massif forestier. Cette décision répond à la volonté du conseil municipal d’intégrer les enjeux écologiques dans sa gestion forestière. La parole à François Marion, Maire de Saint-Donat et Président du Syndicat mixte du Parc François Marion Président du Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne « La Municipalité de Saint-Donat est heureuse de contribuer à la constitution d’une Trame de Vieux Bois à l’échelle du Parc. Cette dernière doit se poursuivre dans les années à venir. Nous encourageons les différents propriétaires forestiers à participer dans un effort commun à la mise en place d’un maillage efficace. Cela marque la volonté d’intégrer les différents enjeux présents dans la gestion nos forêts : production de bois, accueil du public, préservation de la biodiversité, de la ressource en eau… Cette action est pleinement inscrite dans la charte du Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne, et notamment son orientation 3.3 visant une gestion environnementale des forêts. Je remercie vivement l'équipe du Syndicat mixte du Parc et l’ONF pour leur accompagnement de la démarche ». Le rôle de l'ONF et du Syndicat mixte du Parc L’engagement de la commune fait suite à un travail mené en commun par l’ONF et le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne qui vise à localiser les zones pouvant être proposées à la libre évolution. La forêt concernée a ainsi été parcourue et des relevés réalisés afin de mettre en lumière les zones les plus intéressantes d’un point de vue écologique. Plusieurs propositions ressortaient de ce diagnostic. Au final, une zone de 1,7 hectare de sapinière disposant des gros bois, du bois mort, des micro-habitats, a été désignée en îlot de sénescence et évoluera ainsi librement. De plus, des arbres présentant des caractéristiques particulières (arbres de gros diamètre, bois mort sur pied, arbres présentant des micro-habitats comme des trous de pics…) ont été relevés. Certains sont par ailleurs d’ores et déjà préservés dans le cadre de la gestion courante par l’ONF. Une trame d’îlots de sénescence à l’échelle du Parc Le Syndicat mixte du Parc accompagne ainsi les collectivités, en collaboration avec l’ONF, notamment pour la mise en place d’îlots de sénescence. Cela se concrétise par une localisation des secteurs forestiers les plus propices à la libre évolution et à un porter à connaissance auprès des collectivités, l’objectif étant la constitution d’une trame d’îlots de sénescence à l’échelle du Parc. Le nombre et la surface des zones forestières sans intervention constitueront un descripteur de territoire utilisé pour évaluer l’action du Syndicat mixte du Parc durant la mise en œuvre de la charte 2013-2025 du Parc donc cette action découle.

  • Tourbières du Jolan et de La Gazelle, la première réserve naturelle du Cantal

    Le 15 juin 2018, le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes délibérait pour officialiser la toute première réserve naturelle du Cantal. Accompagnée par le Syndicat mixte du Parc, c'est la commune de Ségur-les-Villas qui s'est investie dans la création de la Réserve naturelle régionale sur les tourbières du Jolan et de la Gazelle. Une volonté locale accompagnée par le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne et soutenue par la Région Auvergne Rhône-Alpes La commune de Ségur-les-Villas (15), territoire rural disposant d’une économie essentiellement agricole, présente un patrimoine naturel remarquable. Consciente des enjeux de préservation existants sur la commune et du potentiel que ce patrimoine naturel constitue dans le développement local, la commune de Ségur-les-Villas a sollicité le classement des tourbières du Jolan et de la Gazelle en réserve naturelle régionale, avec l’appui du Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne. Une phase de concertation large a été animée de 2015 à 2017 par le Syndicat mixte du Parc auprès de l’ensemble des acteurs concernés. Le dialogue constructif, individuel et collectif, entre les différentes parties a permis de définir un projet où tous trouvent leurs places. L’intégration des parcelles dans le périmètre de la Réserve a été discutée avec les propriétaires et les agriculteurs concernés qui ont donné leur accord pour intégrer la réserve. Pourquoi une réserve naturelle régionale ? Les tourbières du Jolan et de la Gazelle présentent des enjeux écologiques forts. Toutefois un certain nombre de menaces étaient identifiées, notamment un phénomène d’eutrophisation lié aux pratiques anthropiques sur le bassin versant. Le projet de Réserve a permis d’échanger avec les acteurs et de mettre en lumière ces problématiques. La création de la Réserve permet de cadrer les différentes activités par un règlement (prévoyant notamment des mesures relatives aux causes d’eutrophisation), de proposer un cadre de gestion partagé qui pourra s’appuyer sur les connaissances écologiques et d’accompagner les acteurs locaux. Cette volonté de préservation, fortement partagée localement, correspondait parfaitement aux objectifs de ce dispositif. La création de cette 18ème Réserve naturelle régionale s’inscrit dans la stratégie globale de la Région en matière d’environnement, d’énergie, d’air, de déchets et d’adaptation aux changements climatiques. La délibération du Conseil régional en constitue l’acte fondateur (création , réglementation). Avec ce classement, le site obtient une reconnaissance de niveau régional en tant qu’espace naturel remarquable d’Auvergne-Rhône-Alpes et à ce titre pourra bénéficier d’une enveloppe exceptionnelle pour améliorer l’accueil du public et la signalétique à vocation pédagogique. La parole à Christian Chabrier, Maire de Ségur-les-Villas "La création de la Réserve est un aboutissement d’une démarche de plusieurs années. Ce classement permet de reconnaître la valeur du patrimoine local et constitue un atout pour notre commune qu’il faut valoriser. La concertation a permis de mettre tout le monde autour de la table et le projet a pu aboutir grâce à l’engagement des acteurs concernés, en premier lieu les sept propriétaires (dont la commune au travers du conseil municipal) et les quatre agriculteurs qui ont accepté de s’engager. A présent, il nous reste à travailler sur la rédaction du plan de gestion avec deux grands objectifs : préserver ce patrimoine que nous avons la chance d’accueillir et le valoriser au mieux pour en faire un atout pour notre territoire. Je tiens à remercier la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour le classement du site et le Syndicat mixte du Parc pour son accompagnement." Projet initié par la Commune de Ségur-les-Villas, soutenu par la Région Auvergne Rhône-Alpes et accompagné par le Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne.

  • Une vingtaine d’espèces d’odonates identifiés à La Godivelle

    Les libellules font l’objet d’une attention particulière sur le territoire de la Réserve naturelle nationale des Sagnes de La Godivelle. En 2018, 12 ans après la dernière étude globale, les efforts de prospections sont renforcés. Le programme STELI Depuis 2013, la réserve naturelle participe à un programme national de Suivi Temporel des Libellules (STELI). Ce programme s’intègre dans le Plan national d'actions en faveur des odonates et le programme Vigie-Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle. L’objectif du STELI est de suivre l’évolution des populations d’Odonates à l’échelle nationale afin de diagnostiquer les causes de variation, en s’appuyant sur des réseaux d'observateurs. En plus de ce suivi, la Réserve naturelle nationale des Sagnes de La Godivelle souhaite en 2018 réaliser un inventaire global des espèces présentes sur les tourbières de La Godivelle. Il s'agit de dresser un état des peuplements odonatologiques, de connaître leur évolution au cours de la saison et d'être en mesure de comparer les résultats avec ceux de l’étude de 2006. En complément des berges du Lac-d’en-Bas, déjà ciblées par l’inventaire de 2006, les anciennes fosses de tourbage de la Plaine Jacquot et des Chastelets sont aussi prospectées. De nombreux passages sont réalisés de mai à septembre pour contacter les espèces aussi bien précoces que tardives. Les adultes sont identifiés à vue ou après capture au filet. Les exuvies - mues des larves que l’on trouve dans la végétation -sont également collectées afin d’être identifiées au laboratoire. Les premiers résultats Cette étude globale permettent de dénombrer plus d’une vingtaine d’espèces d’odonates sur les différentes tourbières de la Godivelle. Parmi l’ensemble de ces espèces, on retrouve des odonates très caractéristiques des milieux tourbeux et rare en France, notamment : la Cordulie arctique (Somatochlora arctica ) la Leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), une espèce typique des tourbières, cette petite libellule pond dans les petites mares aux eaux acides et pauvres en poissons. La tourbière de la Plaine Jacquot est considérée comme la plus grosse station du Massif central, plusieurs centaines d’exuvies (mues) sont comptées tous les ans. l’Agrion à lunulles (Coenagrion lunulatum) qui a déjà fait l’objet d’une étude particulière sur sa dynamique de population :

  • Les Syrphes, des bio-indicateurs précieux

    Un inventaire des Syrphes est en cours sur le Lac-d’en-Bas et la Plaine Jacquot. Cette étude permettra d’en connaitre plus sur les populations d’insectes mais surtout sur l’état de santé des tourbières. Qui n'a pas déjà été intrigué par ces insectes semblables à des mouches mais arborant les couleurs des guêpes, volant en surplace au-dessus des fleurs ? Moins connus que les abeilles, les syrphes sont pourtant de très bons pollinisateurs et de redoutables prédateurs de pucerons. Mais ce n’est pas leur seule qualité ! Ce sont également des bio-indicateurs : révélant, par leur présence ou leur absence, la qualité de l’environnement, les syrphes sont donc des outils très précieux pour les gestionnaires d'espaces naturels. Les Syrphidés font partie de la famille des diptères, à l’instar des mouches et des moustiques. On dénombre à l’heure actuelle plus de 500 espèces de Syrphes en France et la biologie particulière de chaque espèce est aussi étudiée. On connait ainsi les habitats, micro-habitats et traits de vie de plus de 95% des syrphes. Toutes ces informations sont compilées au sein de Syrphe the Net, une base de données évolutive qui s’enrichie au fil des études. Un inventaire des Syrphes de la Réserve naturelle nationale des Sagnes de la Godivelle a été lancé en 2018. En comparant la liste d’espèces avec celle attendue dans ce type de milieu, on peut ainsi réaliser un diagnostic fonctionnel de la tourbière. Plus on retrouvera d’espèce sur le terrain par rapport à la liste précitée, plus le milieu est dans un bon état de conservation. Afin d’être le plus exhaustif possible sur la diversité syrphidenne du site, les insectes sont capturés à l'aide de tentes Malaise, puis envoyés aux spécialistes de la Réserve naturelle du Lac de Remoray (Doubs) pour identification en laboratoire. Les premiers résultats sont attendus pour 2019.

  • Des écoliers s’improvisent artistes pour valoriser la biodiversité de leur territoire

    Explorer les richesses naturelles, ordinaires ou plus patrimoniales, de son territoire de vie. Connaître la fragilité de la nature qui nous entoure pour mieux la préserver. Tels sont les objectifs du projet pédagogique "La biodiversité à la porte de l’école" proposé par le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne dans le cadre de Natura 2000... Neuf classes des communes concernées par les sites Natura 2000 « Monts-Dore » ou « Zone humides de la région de Riom-ès-Montagnes » que le Syndicat mixte du Parc anime (écoles de Valette, Lugarde, Riom-ès-Montagnes, Besse-et-Saint-Anastaise, Chambon sur Lac et la Tour d’Auvergne) ont bénéficié de ce projet pour l’année scolaire 2017/2018. Après avoir réalisé une première sortie de découverte de la biodiversité proche de l’école en mars dernier, les élèves ont poursuivi leur exploration par l’analyse approfondie d’un milieu naturel, puis l’immersion au sein d’un site Natura 2000. Les nombreuses observations de terrain et questionnements ont pu être valorisés grâce à l’appui pédagogique d’artistes professionnels qui ont accompagné les classes dans la conception d’une création originale. Observation et détermination des "petites bestioles" pêchées dans le cours d’eau © SMPNRVA Merci aux enfants et à leurs instituteurs pour leur créativité, ainsi qu'à ceux qui ont permis de concrétiser ces projets : Virginie Basset, musicienne - Compagnie de théâtre Souffleur de Verre - Anne Sophie Emard, plasticienne/ vidéaste - Isabelle Naudin, illustratrice naturaliste - Christophe Bedrossian vidéaste. Ce projet a été financé par l'Europe et par la DRAC Auvergne Rhône-Alpes :

  • Tout savoir sur la Sumène avec Valette TV !

    Les élèves de Valette nous présentent la "Sumène" au moyen d'un reportage télévisé... Mêlant découverte de l'environnement et éducation artistique, cette action s'inscrit dans le projet "La biodiversité à la porte de l'école" proposé par le Parc. Dans le cadre de la gestion d'espaces naturels remarquables et fragiles du territoire et de ses missions d’information et d’éducation du public, le Syndicat mixte du Parc sensibilise les habitants, en particulier les scolaires, pour les informer sur les caractéristiques et valeurs écologiques, éducatives et touristiques de ces sites et leur faire découvrir les actions de protection, gestion et mise en valeur de ce patrimoine naturel. Pour cela, il met à disposition le livret pédagogique « Biodiversité » et propose le projet "La biodiversité à la porte de l'école" aux enseignants de deux sites Natura 2000 du territoire : "Zones humides de la région de Riom-ès-Montagnes" et "Monts Dore". Cette année, la classe de CE2/CM1/CM2 de Valette a étudié l'environnement de la Sumène. Retours sur plusieurs temps forts rapportés par Fabienne Michel, responsable et animatrice du projet au sein du Syndicat mixte du Parc. "La première sortie au mois de mars était véritablement une sortie en immersion. Nous nous sommes beaucoup mouillés ! Malgré la pluie, de belles observations ont été réalisées : fleurs de noisetiers, primevères, petites bêtes sur le bord de la Sumène... et une très belle observation de Milan Royal qui tournait au-dessus des têtes des enfants. La seconde sortie s'est déroulée en amont de l'école sur la Sumène où nous avons travaillé en ateliers : "pêchouille" sur la Sumène, observation et dessin des petites bêtes collectées, identification de plantes, de fleurs, de traces et d'indices de la faune... Partagée avec deux classes de l'école de Riom-ès-Montagnes, la troisième sortie s'est déroulée sur l'Estive des Jaleines. Là encore, nous avons fonctionné en ateliers. Nous avons étudié, le matin, le sol, la litière et les arbres de la forêt, les plantes, les traces et indices de la faune et, l'après-midi, à nouveau les petites bêtes aquatiques, la flore des tourbières et insectes/libellules. Enfin, un garde-nature a expliqué son métier, ainsi que le rôle des différents acteurs concernés par la préservation de ce site Natura 2000 ." Le travail de la classe s'est concrétisé par l'importante mobilisation des élèves et de divers partenaires pour la préparation d'un reportage sur la Sumène. Découvrons une restitution de qualité qui met à l'honneur l'engouement des enfants pour leur projet et leur territoire : Une restitution de qualité qui met à l'honneur l'engouement des enfants pour leur projet et leur territoire. Ce projet a été financé par l'Europe :

  • Chastreix-Sancy, 93 espèces de papillons de jour

    Un inventaire des papillons dans la réserve naturelle dresse un constat positif : 6 espèces à valeur patrimoniale et 2 exceptionnelles... Dans le cadre d'une importante prospection menée sur le terrain, un récent inventaire des papillons de jour et des zygènes (papillons de nuit volant de jour) a mis en évidence 3500 observations réparties sur cinq années. 93 espèces ont été identifiées sur la Réserve naturelle nationale de Chastreix Sancy, soit 58 % des espèces du département et 31 % des espèces françaises, en lien à des pelouses et des prairies riches en fleurs... « C’est une diversité assez forte » souligne Philippe Bachelard, spécialiste des papillons et auteur principal de l’étude. Parmi elles, il y a 8 espèces patrimoniales dont deux sont exceptionnelles et emblématiques du site : l’Apollon, ce grand papillon blanc aux points rouges le rare Moiré lustré, spécifique des milieux rocheux des crêtes du Sancy. La majorité des espèces (92 %) vit dans les milieux ouverts, prairies, pelouses, prairies humides, lisières et landes. Très peu vivent dans les boisements (8 %). « Les populations de la réserve sont globalement en bon état » indique le spécialiste et, ce, grâce à des milieux ouverts eux aussi en assez bon état, c’est-à-dire à la végétation fleurie et diverse. Cette faune est essentiellement originaire des zones froides (alpine, boréale, Eurasie…). Les deux principales perspectives sont de veiller au maintien des pelouses et prairies en bon état écologique et de suivre l’évolution des espèces patrimoniales. Philippe Bachelard estime cependant que «la principale menace consiste dans le réchauffement climatique, qui a déjà fragilisé certaines populations et qui pourrait, dans un avenir proche en faire disparaître, comme par exemple l’Apollon». Pour en savoir : fiche de synthèse de l’étude. Étude financée par l’Union européenne (FEDER) et le Ministère de la transition écologique et solidaire.

  • Transhumance au Rocher de la Jaquette

    A l'occasion des 40 ans de la Réserve naturelle de la Jaquette, tous les habitants sont conviés à participer à la transhumance des brebis, le samedi 14 mai. Départ à 8h d'Ardes-sur-Couze (lieu-dit Bonmorin), étape au pont de la Rodade vers 11h30 et arrivée au rocher de la Jaquette vers 12h30. Chaque année, un troupeau de brebis du GAEC Lou Pastre monte en estive sur la Réserve naturelle dans le cadre d’une gestion éco-pastorale. L’objectif est de limiter l’embroussaillement des coteaux secs et ainsi favoriser les plantes et insectes des milieux ouverts. Ouvert à tous, gratuit. La Réserve naturelle nationale du Rocher de la Jaquette Le patrimoine naturel remarquable du rocher de la Jaquette (situé dans la vallée de Rentières, en bordure du plateau du Cézallier, sur la commune de Mazoires, dans le Puy-de-Dôme) a été reconnu d’une importance nationale par la création d’une réserve naturelle nationale en 1976. C’est une des réserves naturelles nationales les plus anciennes de France. Après 35 années de gestion par la Société pour l’Étude et la Protection de la Nature dans le Massif central (SEPNMC), le Syndicat mixte du Parc des Volcans d’Auvergne en aujourd’hui est le gestionnaire. Le principe d’une réserve naturelle nationale est de protéger à long terme les milieux naturels remarquables et représentatifs du patrimoine naturel français (espèces et écosystèmes rares et fragiles, objets géologiques caractéristiques) par une réglementation spécifique qui est définie par décret ou arrêté ministériel. La France compte aujourd’hui 167 réserves naturelles nationales (dont 4 dans le Puy-de-Dôme et 32 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes). En savoir plus : La Réserve naturelle nationale du Rocher de la Jaquette

  • Les forêts du Falgoux, une richesse écologique

    On le sait, la forêt remplit des fonctions écologiques importantes qui doivent intégrées son mode d'exploitation. La biodiversité des forêts du Falgoux témoigne d’une gestion durable de ces milieux... Composante majeure du patrimoine naturel du Parc des Volcans d’Auvergne, la forêt constitue une ressource aux multiples facettes dépendantes de l’action de l’Homme. Outre ses dimensions économiques, paysagères et culturelles, elle permet de régulariser le régime des eaux, lutter contre l’érosion, stocker du carbone… Sa fonction écologique est tout aussi importante et requiert une attention toute particulière. Si elle se compose d'une multitude de milieux naturels, la forêt peut abriter une faune et d'une flore variée et servir de refuges à de nombreuses espèces, parfois d'intérêt majeur comme le Pic noir ou la Chouette de Tengmalm. Ce qui favorise la biodiversité en forêt ? La diversité de ses essences, les étages de la végétation, mais il faut compter également sur la présence de : bois mort, car 25% des espèces forestières en dépendent vieux arbres de gros diamètre, faisant aussi le bonheur des pics, chouettes et chauve-souris qui viennent y habiter... et de toute une faune et une flore moins connue comme des insectes décomposeurs du bois, des mousses et des champignons. Certaines de ces espèces sont devenues rares ; il importe de les protéger. micro-habitats utilisés par une faune diversifiée : cavité de pics, plage sans écorce, cavité à terreau, fente ou écorce décollée, coulée de sève fraîche, bois mort dans houppier, cavité remplie d’eau. Les forêts du Falgoux Ces dernières années, dans le cadre de la gestion de sites naturels d’intérêt européen (Natura 2000), le Syndicat mixte du Parc œuvre aux côtés de gestionnaires et propriétaires forestiers pour mieux intégrer la biodiversité à la gestion de boisements du territoire. En 2017, l’identification des forêts matures à haute valeur écologique initiée sur les sites Natura 2000 des Monts du Cantal a mis en évidence des premiers résultats prometteurs pour la commune du Falgoux. La démarche menée consiste notamment en la réalisation d’observation sur le terrain d’un ensemble d’indicateurs, comme ceux présentés ci-dessus. Avec l’appui de l’Office National des Forêts, les gardes nature du Syndicat mixte du Parc, réalisent ces relevés de terrain. Les résultats de ce type d’étude menée au Falgoux soulignent de façon générale l’intérêt écologique des forêts dont la commune est propriétaire : même si une proportion importante de la forêt est exploitée, on observe toutefois de très belles zones riches en gros arbres, bois mort et micro-habitats propices à la présence de nombreuses espèces. Une fois présentés à la commune et l’Office National des Forêts, ces éléments de diagnostic vont pouvoir être pris en compte dans la gestion forestière de ces boisements. La préservation de cette diversité du vivant passera par certaines préconisations comme préserver des ilots de non intervention ou de vieillissement des peuplements, maintenir du bois mort sur pied et au sol… La gestion de sites au titre de Natura 2000 boisés permet ainsi, via des contrats forestiers, de soutenir des pratiques durables respectueuses de la biodiversité.

  • 200 agriculteurs engagés sur le Parc dans des contrats agri-environnementaux

    Depuis 2015, 6 agents du Syndicat mixte du Parc contribuent à l’accompagnement des agriculteurs dans la contractualisation de Mesures Agri-Environnementales et Climatiques concernant plus de 15.000 hectares. Sur les tourbières et zones humides du nord Cantal, les monts Dores et du Cantal, les lacs et tourbières du Cézallier, la Chaine des Puys et les Sources de la Dordogne / Sancy / Artense, plus de 800 agriculteurs étaient éligibles pour un contrat de 5 ans. Au final, 227 exploitations agricoles ont choisi de s’engager dans des cahiers des charges respectueux de l’environnement sur plus 15.000 ha de surface agricole (soit 55% de la surface éligible) : sur ces sites Natura 2000, ces contrats territoriaux concernent la ressource en eau et les estives collectives attenantes, la majorité de leurs engagements portent donc sur la gestion pastorale et l’adaptation des pratiques à la sensibilité des milieux, des espèces et de l’eau. Pour cela, agriculteurs et agents du Syndicat mixte du Parc ont échangé et se sont accordés en fonction des lieux sur diverses solutions : mise en place d'un pâturage tournant (avec des parties pâturées à un moment et d’autres ultérieurement) déplacement d'une pierre à sel sur un secteur moins sensible moins de bêtes à un moment donné mise en défens d'une zone humide, d'un ruisseau, d'une source, au moins temporairement fauche ou pâturage tardif réouverture d'une partie de l'espace s’enfrichant ... Certains de ces engagements sont consignés dans un plan de gestion pastoral. D’autres exploitations se sont également engagées dans une mesure de réduction de la fertilisation ou dans une mesure "Prairies fleuries" qui consiste à retrouver 4 plantes au moins (sur une liste prédéfinie) chaque année sur la parcelle (ce qui suppose un bon équilibre agroécologique assuré par l’agriculteur). En contre-partie, ces 227 exploitations se verront rétribuées financièrement par l’Europe, l’Etat et les Agences de l’Eau, sur 5 ans, pour un montant global de 6 millions d’euros (6.149.730 € pour 15.255 ha).

  • Une tourbière pleine de libellules à Chastreix-Sancy

    Depuis 2011, la tourbière et le ruisseau de Rimat dans la Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy font l’objet d’un "Suivi Temporel des Libellules". Dans le cadre d’un protocole national, le suivi mené dans le Réserve naturelle nationale de Chastreix-Sancy réalisé a permis d'inventorier au total 23 espèces de libellules, avec en moyenne 16 vues chaque année. Cinq espèces dominent largement le peuplement, avec des effectifs assez importants (supérieurs à 50 individus). Il s’agit d’espèces communes, comme le Caloptéryx vierge, une demoiselle aux ailes bleues foncées, typique des ruisseaux de montagne. La majorité des espèces sont régulières, vues tous les ans ou presque, en faibles effectifs (de 1 à 50 individus). Ce groupe comprend aussi des espèces plus rares, inscrites en liste rouge régionale ou nationale. Il s’agit, pour la plupart, d’espèces typiques des tourbières, comme, par exemple, la Leucorrhine douteuse ou l’Agrion hastée qui sont vues tous les ans avec quelques individus. Enfin, il existe un troisième cortège d’espèces, celui des visiteurs. En effet, 6 espèces n’ont été vues qu’une fois en sept ans. Il s’agit d’individus en prospection, à la recherche de site de reproduction. A l’issue de ces 7 années de suivi, le peuplement de libellules de ce ruisseau et de cette tourbière est bien connu et caractérisé. Il se remarque surtout par un cortège d’espèces rares, typiques des tourbières, régulières mais aux effectifs modestes. La richesse et la diversité en espèces traduit un peuplement et des milieux naturels de qualité. Le suivi à long terme de ces libellules permettra de vérifier la conservation du bon état de ce groupe faunistique et des milieux naturels.

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